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Tchad : ces remèdes insolites contre les maladies

Dans les sociétés tchadiennes, il existe beaucoup de traitements contre les maladies. Parmi ces traitements, il y en a qui sont efficaces et d’autres obsolètes. Surtout quand on sait que les germes de certaines maladies mutent très souvent et deviennent plus agressifs. Et dans l’expertise « médicale » tchadienne, il y a des traitements complètement improbables dont on ignore tout de leurs vertus curatives.

Lorsque j’étais étudiant, j’étais frappé par un léger coup de palu. Un ami qui m’a entendu me plaindre me conseilla un remède pour le moins surréaliste. Il me dit : « Prépares et manges une grosse quantité de nourriture (pour trois personnes) ! Ensuite, bois trois bouteilles de bières de marque Guinness ! » Et d’un ton imperturbable, il conclut : « Ensuite tu reviendras témoigner des bienfaits de ce ‘’remède’’ ! »… Abasourdi, le soir même j’ai couru à l’hôpital chercher un anti-paludéen…

Comme moi, beaucoup d’autres tchadiens ont déjà été tentés ou alors même soumis aux traitements les plus farfelus pour essayer de soigner une quelconque maladie par désespoir ou alors par pur fanatisme !

La Fenêtre Etoilée a effectué pour vous une compilation des remèdes les plus insolites utilisés au Tchad contre certaines maladies.

Les problèmes dermatologiques

Pour traiter certains problèmes dermatologiques, rien de tel que de manger une bonne soupe de margouillat. Plus précisément celui à tête jaune ou rouge…

Crédit Photo : Denis Carrascosa / Flickr

Les nausées de grossesse

Pour calmer les nausées de grossesses, certaines femmes inhalent l’odeur des excréments humains, tandis que d’autres mangent de l’argile. Ah, les femmes et leurs envies ! Vous m’excuserez mesdames mais là, je doute de l’adage qui dit :  »Ce que femme veut, Dieu veut ».

Les ballonnements du ventre et Les douleurs de seins suivant l’accouchement

Masser le ventre ballonné ou le sein endolori avec un crapeau vivant dans un mouvement circulaire. Le crapeau absorbera toute la douleur et/ou le gaz jusqu’à s’éclater littéralement. Trop de la bombe !

La toux

Pour guérir de la toux, mangez une soupe de crapeau assortie de ses petits oignons! Ou pas !

Après tout, le patient est roi !

Crédit Photo : Remi Vanel / Flickr

Le panaris

Mâcher les graines de haricots (niebe) puis couvrir le doigt ou l’orteil infecté avec la pâte.

Crédit Photo : Ahimiton / Iwaria

La teigne

Pour lutter efficacement contre la teigne, il est conseillé de couvrir la zone atteinte avec de la salive humaine. Hum, en cette période de Covid19, il faudra y penser par deux fois avant de se laisser cracher dessus…

Les brûlures

Couvrir la zone brûlée de poils de lièvres.

Crédit Photo : Loïc LCRGG / Flickr

Le diabète

Boire la pisse de chèvre de montagne.

Crédit Photo : Irma-48 / Flickr

Fracture et luxation

Utiliser de la graisse d’autruche pour réparer les problèmes de fractures des os et de luxation.

Crédit Photo : Jérôme Christen / Flickr

Lutter contre les ténias

Boire de l’essence !

Un traitement du feu de Dieu!

Crédit Photo : Carsten Ten Brink / Flickr

Renforcer le système immunitaire

Boire les urines du dromadaire et prendre un bain avec.

Crédit Photo : Kadikhemeli / Flickr

Je sais que cette liste n’est pas exhaustive alors dites-moi dans le commentaire, quels traitements insolites avez-vous déjà vus ou reçus pour que nos anecdotes se racontent mieux ensemble…


Les étudiants tchadiens au Cameroun, entre agressions et assassinats

Cette nuit-là, à Yaoundé, je devais assister à une petite fête qu’organisait une amie pour son anniversaire. Au moment de sortir de ma cité universitaire, j’avais le sentiment qu’il me manquait quelque chose. Ce quelque chose c’était une arme, n’importe quoi qui me ferait me sentir en sécurité ! Oui, j’étais vulnérable alors je me suis armé d’un petit couteau Suisse. Cette fois, sûr de moi. Mais mon petit frère qui était témoin de mon désarroi, s’esclaffa car il ne comprenait pas comment je pourrais me défendre en cas d’agressions avec un couteau Suisse alors que les agresseurs sont réputés pour leur prodigieuse capacité à manier des machettes divinement aiguisées ? Bon, quand j’y pense, il n’avait pas tort ! Mais ce petit couteau c’était mieux que rien du tout…

A peine me suis-je installé à Soa à Yaoundé qu’on me racontait des lugubres histoires qui agitaient le quartier universitaire : un jour un étudiant et sa copine furent agressés et abusés sexuellement, il y a quelques mois à peine on découvrit le corps sans vie d’un étudiant dans la broussaille… J’avoue que je ne voulais pas céder à la psychose mais la paranoïa s’est définitivement installée en moi ce jour-là. C’était à l’approche des examens de fin de semestre, généralement en cette période le campus universitaire est vide et certains étudiants en profitent pour aller réviser dans les amphithéâtres. Il était 8h du matin lorsqu’une étudiante qui se rendait au campus a été agressée à coups de machette pour son sac à main qui contenaient ses cours, un vieux cellulaire et un billet de 2.000 FCFA le tout à une quinzaine de mètres à peine de ma cité… Heureusement, la jeune fille s’est tirée d’affaire avec une légère coupure sur le bras.

Cette histoire m’a conforté à l’idée que dans la plupart des campus universitaires du Cameroun, non seulement il y a des agresseurs mais aussi de véritables apprentis « Jack l’éventreur » complètement sournois qui sèment la terreur sans vraiment s’angoisser de ce que pourrait faire la police !

Désormais, c’est devenu une habitude que chaque année, des étudiants soient agressés et tués sans que les bourreaux ne soient mis aux arrêts.

A lire :

Marijuana : la nouvelle bévue de certains étudiants tchadiens au Cameroun

La sécurité dans les villes

Les policiers camerounais ne courent pas les rues. Sauf quand il s’ agit de faire de la vie des étrangers un véritable cauchemar en leur escroquant des sous sur les routes nationales au mépris du principe de la libre circulation des biens et des personnes chèrement défendu par la CEMAC. Ce laxisme offre une faille en or pour les agresseurs qui sèment des cadavres ci et là avec une prodigieuse longueur d’avance sur la procédure d’investigation.

Bien souvent, les jeunes qui vont au Cameroun pour des raisons d’études vivent en toute autonomie. En cas de pépins, ils veillent les uns sur les autres mais cela n’est pas toujours suffisant dans des villes où des gens sans scrupules peuvent agresser, violer et tuer tout aussi bien à 8h du matin qu’à minuit. Tout de même, la recrudescence de la violence se fait sentir les nuits : aux détours d’une ruelle mal éclairée, au croisement d’une route dans un quartier paumé, à la sortie d’une boite de nuit ou d’un bar…

La sécurité sur le campus

La sécurité (agents de sécurités) sur le campus est très fragile. Et là encore il faut rappeler que certaines universités en sont dépourvues. Les rares agents qu’on rencontre sur les campus sont en charge de garder les bâtiments administratifs.

L’université de Yaoundé 2 possède une unité d’agents de sécurité dénommée Police Campus. Cette unité est en charge de la sécurité sur le campus (uniquement) de jour comme de nuit. Sauf que cela n’a pas empêché les assassins de sévir lorsque qu’avec effroi, les étudiants ont perdu une des leurs. Assassinée le 1er juillet 2020 à coups de couteau aux alentours de 20h à Soa. Elle n’est malheureusement pas la première victime comme le témoigne le magazine Koaci. Et mon avis sur la question est que certains de ces assassins seraient des étudiants.

Je m’explique : lors de ses patrouilles de nuit, la Police Campus n’effectue pas de fouilles au corps par contre, elle demande systématiquement à voir une carte d’étudiant, laquelle présentée, vous permet de circuler librement peu importe l’heure. Si l’on suit cette logique, un étudiant qui aurait des macabres intentions munie de sa carte pourrait tendre un guet-apens à n’importe quelle heure et à n’importe qui sur le campus même de l’université.

La sécurité dans les cités universitaires

Certaines cités universitaires ont des gardiens qui veillent à la tranquillité et à la sécurité (chose que je ne saurais apprécier) des locataires. Bien évidemment ce supplément offert par les bailleurs augmente logiquement le tarif mensuel du loyer. Mais quand on se penche sur les réalités du terrain, souvent le dispositif sécuritaire des mini-cités ressemble fortement à un ballon de baudruche.

Le danger se trouve hors des cités, dans ces rues souvent lugubres, mal famées et diaboliquement sombres ! C’est là que se passe les crimes les plus crapuleux !

Des étudiants tchadiens seuls et vulnérables

Bien souvent, les jeunes qui vont au Cameroun pour des raisons d’études vivent en toute autonomie. En cas de pépins, ils veillent les uns sur les autres mais cela n’est pas toujours suffisant dans des villes où des gens sans scrupules peuvent agresser, violer et tuer tout aussi bien à 8h du matin qu’à minuit.

La passivité de la représentation diplomatique tchadienne au Cameroun

Pays amis de très longue date, le Tchad et le Cameroun partagent beaucoup de réalités communes sur le plan sociologique, historique et institutionnel. Ainsi, en territoire camerounais, se trouve le consulat du Tchad basé dans la ville de Garoua et l’ambassade à Yaoundé dans la capitale.

Ces institutions diplomatiques sont totalement impuissantes face aux violences que subissent nos étudiants. A chaque fois qu’elles sont intervenues dans une affaire où il y a mort d’homme, c’est pour aider à rapatrier les corps sans vies au Tchad dans une posture totalement atone. De quoi nourrir la vulnérabilité toujours croissante des étudiants abandonnés à leur propre sort.

Ce phénomène qui devient un véritable problème de société sème la terreur dans les villages universitaires sous le regard impuissant des étudiants mais aussi et surtout des autorités en charge de la sécurité constituées de la police régulière et de la police des campus.

Pour éviter de se retrouver à la morgue ou à l’hôpital pour agression physique, il est impératif de :

  • Sortir de chez soi accompagné d’au moins une personne ;
  • Signaler sa position a une personne de confiance à chaque sortie ;
  • Eviter ou limiter les sorties nocturnes ;
  • Eviter la nuit tombée de se retrouver seul dans un taxi ou derrière un moto-taximan ;
  • Suivre un cours de self défense…


Trois millions de Francs CFA pour la dot… Votre fille, est-elle une Corolla ?

L’assistance était silencieuse. C’était le moment de vérité ! L’oncle paternel du futur époux a sorti de sa malle une liasse de billets de banque qu’il déposa sur la table. ‘’Huit-cent cinquante mille francs CFA’’ dit-il d’un ton assuré. L’équipe d’en face (constituée des oncles de la future épouse) se murmurait des choses. Le plus agité des oncles revient à la charge avec un : ‘’Non ce n’est pas assez !’’

A partir de ce moment, les deux équipes entamèrent le jeu de ‘’qui a la plus grosse paire de couilles’’. De fil en aiguille, les enchères montèrent jusqu’à 1.700.000 FCFA au nom de la beauté de la fille, de son teint clair, de sa lignée de grands chasseurs d’écureuils, et bien évidemment de son diplôme de maitrise en droit… Quelle ironie !

Elle recevait arrogamment tous ces applaudissements et ces youyous d’une rare insolence. Elle, femme intellectuelle et émancipée ‘’vendue’’ aux yeux de tous pour la charmante somme de 1.700.000 FCFA dans une ambiance empuantie d’orgueil et d’outrecuidance.

Parler en termes de million pour la dot d’une fille, impressionner l’assistance en étalant le faste de la cérémonie… c’est devenu la tendance chez moi depuis quelques années ! L’amour désormais se marchande et se marie non pas celui qui aime, mais à celui qui a suffisamment d’argent. !

D’ailleurs nos plus hautes autorités nous ont gratifiés de quelques bons exemples :

  • On se souvient tous de cette histoire en 2011 où le frère de la première dame aurait déboursé la faramineuse somme de 60.000.000 FCFA pour doter une femme ;
  • En janvier 2012, le président Déby épousait la soudanaise Amani Musa Hillal pour une incivile somme estimée à 10 milliards de FCFA ;
  • En 2016, le président Déby récidivait. Il se serait marié à une fille d’Amdjarass pour l’insolente somme de quatre milliards de FCFA

Avouez qu’en termes d’exemples, nous sommes plutôt bien servis !

Ces dernières semaines, on a pu voir circuler sur la toile tchadienne une vidéo sur laquelle une bande de jeunes filles complètements hystériques ne juraient que par le mariage. Elles exprimaient leurs souhaits d’épouser un homme avec : une voiture à moteur V8, une maison en étage, des tablettes de chocolat, des dents bien blanches… Et chaque souhait bien entendu était suivi d’un mélodieux Amine pour que Dieu Tout Puissant puisse l’exhaussé !

Ah, c’est à se demander mais où est passé le bon vieil AMOUR ? Surement dans le cœur de ces personnes qui ne peuvent pas débourser des millions pour doter une fille.

Il y a également une autre tendance mais qui n’arrive qu’aux plus veinards. La future épouse, si elle travaille, finance la totalité ou la moitié de sa propre dot. Bien entendu c’est la famille du futur époux qui la présente comme si le présent venait des parents du garçon.

Mais chère dot, qui es-tu pour nous compliquer autant la vie ?

Crédit Photo Iwaria

La dot

Vu la pratique dans nos sociétés, l’on pourrait définir la dot comme un ensemble de biens offerts par un prétendant à la famille de sa future épouse.

La remise de la dot est un événement important dans l’union du futur couple. Dans la pratique, la famille du futur époux manifeste l’intention de son fils d’épouser une fille auprès de ses parents avec des présents tant en nature qu’en espèces.

Au Tchad, les cérémonies de remise de dot ont la même philosophie tendant à unir deux personnes dans le mariage. Cependant, avec l’évolution de nos sociétés, la pratique a changé. Et l’on ne trouve nulle part de minimum ou de maximum requis pour la dot. Il y a quelques années, dans le Bahr El Gazal, pour préserver l’aspect symbolique de la dot, des chefs traditionnels ont décidé de limiter son apport en argent à la somme de 200.000 FCFA. Cette décision hélas ne trouve pas toujours d’adhérents.

On assiste également à une sorte de contre dot qui consiste pour la famille de la future mariée à offrir au couple des cadeaux tels : des ustensiles de cuisines, des meubles, des nattes… pour leur permettre de s’installer dans leur foyer.

Un couple en pleine nature
Crédit photo Iwaria

Dot exorbitante et violence conjugale

Bien que ce ne soit pas systématique, on peut établir un lien évident entre une dot exorbitante et les violences conjugales. Ces violences commencent souvent verbalement et débouchent sur des atteintes physiques pouvant conduire à la mort. A partir de ce moment, la femme devient comme une propriété de son époux qui la traite comme il veut au nom de son argent !

Les habitants de la région du Mayo Kebbi sont réputés pour leur dot particulièrement exigeante qui s’élève à une moyenne de neuf têtes de bœufs en plus d’autres présents offerts à la mère et au père de la future épouse. Dans une région où de nombreuses familles vivent en dessous du seuil de la pauvre, y épouser une femme selon les règles de la tradition, relève du sacrifice d’une vie ! Et certains hommes ayant plusieurs filles les voient comme de véritables lingots d’or.

Avant, les hommes jugeaient les filles de manières empiriques sur leurs comportements. Comme son sens de l’accueil, sa capacité à travailler (pour compenser la dot par des travaux champêtres une fois chez son mari), sa vertu (virginité)…

Aujourd’hui, on n’est plus aux temps des dinosaures pour que le mariage soit conditionné par la virginité de la fille. Elle devrait juste tenir (ou pas) jusqu’au mariage sans faire de bébé. Unique condition pour permettre aux oncles de mieux la vendre.

Ne vous y trompez pas ! En dépit de mon avis sur la question, j’aime le concept de la dot !

Pour moi, l’union entre deux cœurs qui s’aiment est sacrée et le symbole de la dot ne devrait souffrir d’aucune contrainte, comme l’amour, il devrait venir du cœur, d’une volonté personnelle de donner, de respecter la tradition de la future épouse, d’offrir parce qu’on le désir. Ce n’est aucunement le lieu de dénuder son dédain mais plutôt sa déférence envers sa belle-famille, sa modestie, ses intentions de sceller une union teintée de liberté et d’amour.


Marijuana : la nouvelle bévue de certains étudiants tchadiens au Cameroun

Avec ses multiples universités et instituts universitaires, le Cameroun est le pays de l’Afrique Centrale où l’enseignement supérieur est le mieux côté. Ainsi, le pays accueille chaque année de milliers de jeunes venus de plusieurs pays de l’Afrique francophone dont majoritairement de la République Centrafricaine, du Gabon, de la République Démocratique du Congo et du Tchad avec pour objectif d’obtenir au moins un diplôme universitaire.

Campus de l’Université de Yaoundé I
Crédit photo : wiki commons

Aujourd’hui, La fenêtre étoilée pose ses valises à Yaoundé la capitale politique du Cameroun aussi appelée la ville des sept collines à cause de son paysage abrupt. Elle est sans conteste l’une des métropoles africaines qui accueille le plus grand nombre d’étudiants tchadiens ces dernières décennies. Avec une population à dominance jeune, Yaoundé est réputée pour ses fêtes nocturnes rocambolesques.

Les réjouissances traditionnelles

Le pays de la sulfureuse chanteuse Lady Ponce, regorge un nombre incroyable de bars et de boites de nuits pour des ndjokas (fête, ambiance) dignes des aspirations les plus païennes. Et la plupart du temps, les panthères (professionnelles du sexe) ne sont jamais loin.

Dans le Cameroun de Samuel Eto’o, par rapport au Tchad, les bières sont moins chères, l’accès aux bars et boites de nuits est sans restrictions, il y a une profusion de filles de joie… le tout facilité par un coût de la vie relativement faible. Les jeunes qui au Tchad, n’avaient pas l’habitude des boites de nuit, se trouvent happer par ce train de vie aux apparences hautement trompeuses.

Pendant longtemps, le penchant était tourné vers l’alcool et la plupart du temps, les bleus sont très vite sissia (influencés) par les anciens. Et souvent, il ne faut pas longtemps pour wanda (se poser des questions, s’étonner) sur la facilité par laquelle ces jeunes étudiants passent d’une vie relativement saine à une vie d’alcooliques complètements dégénérés !

La nouvelle star

Depuis peu, la tendance a grandement évolué et pas pour le mieux hélas. Il suffit de faire le tour de l’actualité pour se rendre compte que dans plusieurs Etats du monde, l’on tend à légaliser ou du moins à dépénaliser la consommation de la marijuana. Et sur cette question perçue par beaucoup comme purement politique, les avis des scientifiques même les plus éminents divergent toujours.

Toutefois, comme les autres substances, la marijuana n’est pas continument sans dangers. On est d’accord !

Pour vivre de fortes « sensations », certains étudiants se sont tournés vers cette drogue pour des raisons souvent farfelues :

  • Fumer de la marijuana aide à remettre ses idées en place après une journée trop chargée ;
  • La marijuana fait pousser les cheveux (eh oui ! Il suffit de voir la clique de Bob Marley à l’époque pour s’en convaincre !) ;
  • La marijuana permet de mieux décrypter les notes d’une musique reggae (one love) ;
  • La marijuana est moins nocive que la cigarette ;
  • La marijuana lutte contre le coronavirus (la tendance en cette période de crise sanitaire) ;
  • La marijuana inspire…
Crédit photo : wiki commons

Le système de deal

Il existe des producteurs de cannabis dans certaines villes du Cameroun. Bien que le produit final soit disponible pour une clientèle plus large, les universités sont des endroits où les deals sont aussi conséquents et se font avec beaucoup de commodité. Ceci est facilité par une solidarité assez malsaine comme quoi « entre étudiants on ne se dénonce pas ! » Et les conséquences sont irréversibles, une cité universitaire qui se trouve agitée par un étudiant shooté à la drogue et qui passe la nuit à faire des hallucinations, à crier, à piquer des crises psychotiques…

Usuellement, le circuit se présente comme suit : un grossiste souvent au-delà de tout soupçon (un étudiant model, bien coiffé, toujours bien habillé) qui se fournit en grande quantité (plusieurs kilogrammes très souvent) de marijuana chez un producteur, puis la met à la disposition des dealers pour une vente en détail. Ainsi, les dealers sont en contact direct avec les consommateurs, attirés par un système de fidélisation engageant (la première dose est souvent fournie gratuitement).

Généralement, il n’est pas si difficile d’entrer en contact avec ces dealers. Si vous n’en avez pas un dans votre cité, vous pouvez les rencontrer aux détours d’une visite dans la cité d’un ami. Ou alors faites simple, suivez cette odeur particulière du chanvre indien qui gagne l’atmosphère la nuit tombée et vous êtes sûr de remonter à la source.

Des retombées peu glorieuses

Pour avoir vécu à Yaoundé pendant deux ans, j’ai pu observer la déchéance de beaucoup d’étudiants. Souvent par des réalités les plus hallucinantes :

  • Un jour, un étudiant sous l’emprise de la drogue avait complètement oublié qu’il avait des matières à composer le jour suivant. Le temps de se rendre compte, il était déjà trop tard pour le compte de ce jour-là et puisqu’il avait recommencé à se droguer le soir venu, le schéma s’était reproduit le restant des jours d’examens ;
  • Un étudiant a fumé de la marijuana pour une valeur de deux cent mille FCFA destinés à la location d’une chambre pour ses études ;
  • Convaincu qu’il souffre d’une maladie au cerveau les parents d’un étudiant ont dépensé une petite fortune en consultations médicales et examens de tout genre…

Bien que les avis sur la consommation de la marijuana soient divergents, il n’en est pas moins que cela comporte des facteurs de risque pour les dépendants notamment sur :

  • La santé mentale (anxiété, psychose, dépression…) ;
  • La santé physique (tension artérielle, risque de développer un problème cardiaque…) ;
  • La capacité cognitive (hallucinations, paranoïa…).

En fin de compte, les jeunes étudiants qui s’adonnent à cette pratique n’envoient aucune image glorieuse ni pour eux-mêmes, ni pour leur entourage car ils ndem (échouent) tout leur parcours académiques la plus part du temps et sont prêts à confesser qu’ils ont été ngrimbatisés (ensorcelés). Entre temps, la marijuana a fini par faire de beaucoup de ces jeunes des véritables nanga-boko (personnes peu recommandables), et surtout des feymen (escroc) pour leurs propres parents.


Première fois à N’Djamena ? Ces mots en arabe tchadien pour se débrouiller en ville

Salam aleikoum ! Kef ça va ?

N’Djamena, à l’instar des autres métropoles africaines, vit au rythme de ses richesses culturelles et surtout de ses codes linguistiques. Plusieurs centaines de langues sont parlées au sein de la capitale tchadienne, lui donnant ainsi une couleur sonore particulière.

Toutefois, il convient de rappeler que les langues administratives au Tchad sont le français et l’arabe littéraire. Dans la pratique, deux autres langues occupent une place de choix : l’arabe tchadien et le Ngambaye.

L’arabe tchadien qui fait l’objet de ce billet est sans conteste la langue la plus nuancée du Tchad. Il existe une bonne dizaine de versions selon les régions et les villes. Ainsi, la même langue se parle différemment à N’Djamena par rapport à Abéché, pareille pour la version de Bongor vis-à-vis de celle de Moundou… Tout de même, les codes linguistiques de base restent les mêmes.

Vous effectuez un séjour en terre des saos ? Vous aimeriez apprendre quelques mots de l’arabe tchadien ? J’espère que vous êtes prêts pour ce petit cours ! Si oui, Yalla namchou (allons-y !) !

Vue aérienne de la ville de N’Djaména
Crédit Photo: Wiki commons

Les formules de salutations 

Bonjour !                    lalekou

Comment ça va ?        Kef ça va ?

Je vais bien :               Ana afé

Tu vas bien ?              Initi afé ?

Merci                          Shoukrane

Mon nom est…          Oussoumi…

Comment t’appelles-tu ?        Oussoumak yatou

Crédit Photo: Wiki commons

Au marché ou à la boutique / Fi souk walla fi magaza

Marché :                     Souk

Boutique :                   Magaza

Argent :                       Gourouss

Pain :                          Mappa

Où vas-tu ?                 Machi wene ?

Je vais au marché        Machi souk

Chouia                                    Chiya

Han-an                                    Non

Nourriture                   Akil  

Couteux                      Gassi  

Ristourne                    Gassar

Oui :                           Ayé

Donne-moi :               Antini

Il n-y en a pas :           Mafi

Je veux…                   Ana ni dora

Que veux-tu ?             Ti dora chounou ?

Je veux de l’eau          Ni dora almé

J’ai faim                      Djou sawani

J’ai envie de manger              Ni dora nakoul

Qu’est-ce que c’est ?              Da chounou ?

C’est à combien ?       Da bé kam ?

Je veux acheter           Ni dora ni biya

Crédit Photo: Wiki commons

Autres

Il fait chaud                Watta hammi

Quelle heure est-il ?    Saa kam ?

D’où viens-tu ?           Djayi mine wene 

Je viens de…              Djayi mine

Moto taxi                    Clando

Hôpital                       Laptane

Je suis malade :           Ana mardane

Je ne maitrise pas bien l’arabe.           Ana ma narfa kalam arabe adil

J’apprends encore l’arabe.                 Dahaba gay ni allime arab.

Tchad :                       Tashad

Crédit Photo: Wiki commons

Compter / Hissap

Un                   Wahit

Deux               Tinene

Trois                Talata

Quatre             Arba

Cinq                khamssa

Six                  Sitté

Sept                Sabba

Huit                Tamaïné

Neuf               Tiza

Dix                  Achara

Argent / Gourouss

25 FCFA                    Khamssa

50 FCFA                    Achara

100 FCFA                  Ichirine

500 FCFA                  Miya

1.000 FCFA                Mittene

5.000 FCFA               Aliff

10.000 FCFA             Alfene


Tchad : Ces mannequins qui domptent les podiums de défilés de mode

De Kendall Jenner à Doutzen Kroes en passant par Karlie Kloss et Chrissy Teign, ce sont des dizaines de millions de dollars de contrats ces dernières années. De quoi faire béer toutes les jeunes filles qui aspirent à ce métier de mannequinat empli de paillettes et de fortes émotions.

Pour d’évidentes raisons, le mannequinat a mis du temps à gagner les beautés africaines, néanmoins,  aujourd’hui, elles sont : Alek Wek, Naomi Campbell, Candice Swanepoe, Anaïs Mokngar Mali… qui mettent fièrement en valeurs leurs origines africaines dans l’univers de la mode un peu partout dans le monde.

En Afrique centrale, le Tchad est l’un des pays où les gens sont naturellement élancés. Cette caractéristique offre des facilités dans des domaines qui sont regardant quant aux spécificités physiques. Il en est ainsi du basketball, du métier d’hôtesse de l’air, du mannequinat et bien d’autres. Certaines filles tchadiennes se trouvent gratifié de cette particularité génétique qui est une des conditions pour faire du mannequinat un véritable métier.

Mais il faut reconnaitre que dans la pratique, rien n’est aisé comme le témoigne le top model Claudia Matangar au Journal Afrikfashion : ‘’Dans de nombreux pays comme le mien (Tchad), il n’est pas aisé de vivre uniquement de son art car non seulement le secteur de la mode et du mannequinat n’est pas structuré mais aussi le marché dans ce domaine est trop étroit.’’

Malgré les difficultés avérées de ce milieu, elles sont au moins une dizaine, d’origines et natives du Tchad à sublimer les plus grands podiums de défilés de mode de l’ADN de Toumaï.

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Où trouver des tissus made in Chad à N’Djamena ?

Adneli Pulchérie Koïbla 

Ce qu’on remarque tout de suite chez Pulchérie Koïbla, c’est sa fine et imposante taille qui lui a valu le beau surnom de ‘’la girafe tchadienne’’. Le Top Model de la vingtaine révolue trône littéralement sur 1,91m ! Ce qui fait d’elle à l’heure actuelle le plus grand top model du Tchad ! Rien que ça !

Révélée au grand public en 2014 grâce au concours de beauté Top model Tchad, Pulchérie confesse : ‘’ Ce que j’aime le plus dans ce métier c’est l’esprit compétitif, les voyages, les rencontres, les shootings et surtout le podium.’’

Parlant de podium justement, la girafe tchadienne a laissé ses empruntes sur les plus grands d’Afrique !

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Brigitte Tchanegue

Née le 21 juin 1992, Brigitte Tchanegue est une ambassadrice invétérée de la mode tchadienne. Présente sur tous les grands festivals de mode du Tchad depuis des années, elle franchie les frontières en 2016 et prouve au monde entier qu’elle est une valeur sûre de la mode africaine. De N’Djamena à Cotonou au Bénin en passant par le Maroc et Yamoussoukro, notre miss ébène a imprégné ces podiums de sa prestance hors pairs.  

En décembre 2017, elle a été décorée du prix ‘’African Models Awards’’ à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Titulaire d’un BTS en sociologie de la population et du développement, elle fait également son bonhomme de chemin sur le petit écran. Ainsi, on la retrouve dans le long métrage ‘’Fille à papa’’, la série ‘’Amina’’ du groupe Richardon Richard diffusée sur TV5 Monde et en 2018, on la retrouve dans une téléréalité dénommée ‘’Nouvelle top’’ réalisée au Maroc.

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Bintou Adoum Garandi

C’est en 2016 que le top model de 1,82m fait ses premiers pas dans l’univers du mannequinat. Cette année-là, on la retrouve sur le podium de défilé de mode Saamha N’Djamena Fashion Week. Après cette première expérience particulièrement riche, les choses vont très vite pour la jeune tchadienne qui rêve de franchir les portes de Hollywood.

Ainsi, Bintou Adoum Garandi participera à la African fashion and cultural week à Malabo en Guinée Equatoriale, International fashion week Amsterdam et African fashion and cultural week Amsterdam avant de fouler avec détermination le podium de la New York fashion week.

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Claudia Matangar Tobeal

Née le 02 décembre 1994 et détentrice d’un BTS en hôtellerie, celle qu’on surnomme tendrement ‘’la gazelle du sahel’’ a débuté comme mannequin en 2008. Depuis, elle a foulé des podiums de l’ELIMA Togo, le MASA d’Abidjan, le FESTIA Mali, le FESMMA Benin…

Claudia Matangar Tobeal est également détentrice de plusieurs trophées dans la sphère de la mode dont le plus important est celui de Top model africain au FESMMA en 2019.

Il faut reconnaitre que malgré ce beau parcours, le top model de 25 ans a la tête sur les épaules quand elle conseille ces mots pour réussir dans le monde impitoyable du mannequinat : résilience, objectif, ambition et ouverture d’esprit.

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Dagossé Elyse

Si un seul mot devrait qualifier cette jeune femme, ce serait ASSURANCE ! Avec son allure sahélienne remarquable, Dagossé Elyse est un top model qui sait où il va. A la tête d’une agence d’hôtesses et de mannequins dénommée Athéna, elle est également promotrice du festival de mode Gammari, la mode au service de la communauté.

Férue des concours de beauté, Elyse a été élue miss Héritage Chad et avait fait sensation sur le podium de l’élection Miss Tchad 2015 où elle décrocha la couronne de la beauté tchadienne avec brio.

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Ronelyam Syam Grâce

Etudiante en 3e année de Relations Internationales à l’Université Emi Koussi de N’Djamena, Ronelyam Syam Grâce est mannequin depuis 2015. Elle a participé aux plus grands défilés de mode du Tchad jusqu’à ce que cette année 2020, elle soit consacrée la beauté tchadienne. Cette couronne vient récompenser ses années d’abnégation et de sacrifices sur les podiums.

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Melia Houldah Foulah

Née le 08 Septembre 1993 à N’Djamena, Melia Houldah Foulah est incontestablement un globe-trotter hors pair ! Très jeune habituée aux voyages, cette jeune femme diplômée d’une Ecole Internationale d’Aviation a littéralement fait le tour du monde, de l’Afrique à l’Asie, en passant par l’Europe et l’Amérique…

Fière de ses origines noires, la jeune Mélia est souvent sollicitée par les grands photographes et surtout les grands noms de la mode.

Reine avérée du podium, en plus de poser pour les grands magazines à l’instar de G&G haute couture, Amina, Tendance, le magazine de bord de ASKY… on la retrouve également en Turquie pour la Mercedes Benz Fashion Week, en France pour Ethnique Model, en Russie pour Femina fashion Show

Jusqu’ici, Melia Houldah Foulah a glané de nombreux prix lors des concours de beauté un peu partout dans le monde

Melia sur Facebook

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Anaïs Mokngar Mali

Née en France, d’une mère tchadienne et d’un père polonais,  Anaïs est happée dans l’univers de la mode en 2009. Depuis, elle a défilé pour de grandes marques à l’instar de Louis Vuitton, Nina Ricci, Marc Jacobs…

En 2017, la sublime Anaïs Mokngar Mali fut désigné à juste titre la plus belle femme au monde. Aujourd’hui, classé parmi les mannequins d’origines africaines les plus riche, elle est en phase d’inscrire son nom aux côtés des plus grandes du domaine.

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Clara Lagurgue Azina

Clara Lagurgue Azina a fait ses débuts dans le mannequinat jusqu’en 2019, année dans laquelle elle décroche la couronne de miss Paris.

Etudiante en Bachelor Communication et Réseaux Sociaux, la jeune fille de la vingtaine a fait de toutes les difficultés personnelles qu’elle a pu rencontrer dans sa vie de véritables armes pour lancer les bases d’une nouvelle aventure plus sereine

Actuellement Formatrice en développement personnel, Clara affirme avec assurance que

‘’Rien n’est plus beau qu’une femme confiante qui ne prétend pas être ce qu’elle n’est pas’’

Clara sur Instagram

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Le viol des enfants au Tchad : entre omerta et indignation

Un jour, lors d’une session de travail sur les Violences Basées sur le Genre (VBG), une jeune fille de la vingtaine confessait son viol…

« C’est arrivé il y a une dizaine d’années » me dit-elle avec un air encore apeuré. Ce visage frêle dans un petit voile, et cette voix haletante témoignaient de ce cauchemar qui semble éternel… « Je n’étais qu’une enfant et je n’avais pas de raison de m’inquiéter car c’était mon oncle maternel… » L’homme qui n’a jamais été inquiété a usé d’un subterfuge pour se tirer de la situation et aujourd’hui la phobie de la jeune demoiselle et sa répugnance face à la gente masculine est grandissante. « Je ne veux pas que les hommes m’approchent car j’ai peur que ça se reproduise… » Une dizaine d’années plus tard, le cauchemar est intact, elle a de la peine à se reconstruire et vivre pleinement sa vie de jeune fille avec ce qui est désormais son plus grand secret, car dans la famille, il n’y a que sa grande sœur et l’oncle violeur qui savent ce qui s’est passé…

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A l’ère du numérique, on reçoit des nouvelles du monde entier dans ses fils d’actualités presque en temps réel. Et ces informations peu glorieuses sont généralement la partie émergée de l’iceberg, car combien sont ces lieux sans accès à internet où se passent des faits dignes des films d’horreurs les plus inimaginables ? Et que dire de toutes ces injustices qu’on décide d’étouffer au nom de l’omerta ?

L’Afrique traîne derrière elle une très mauvaise réputation de conflits armés qui favorisent l’expansion d’autres genres de violences et la plupart du temps, les victimes sont les femmes et les enfants. Ces fâcheuses situations ont fini par légitimer certains actes fondamentalement répréhensibles comme par exemple : une femme violée qui se doit d’épouser son violeur. C’est le cas de l’Éthiopie, et jusqu’en 2014 du Maroc (l’article 475 du Code pénal).

Ces derniers mois, vous avez dû voir circuler sur la toile africaine des images révoltantes d’enfants violés. C’est avec amertume qu’on se souvient de ces victimes ivoiriennes : Océane une fillette de 03 ans qui n’a pas survécu à son viol en octobre 2019,  Elisabeth, une fille de 12 ans violée par dix casques bleus, le viol d’une fille de 8 ans dans le Nord-Kivu en République Démocratique du Congo ou comme à Douala au Cameroun où un homme violait sa fille depuis ses 9 ans pendant 5 ans d’affilé…

Crédit Photo : TOBIN JONES

Les cas de viols au Tchad

Pour prendre la température du problème, il faut voir les chiffres en début d’année lors de la session criminelle de la Cour d’Appel de N’Djaména. Il y avait 45 affaires de viols sur les 75 dossiers examinés… Mais ces chiffres restent dérisoires comparés à la réalité, car chaque année, les victimes de viols se chiffrent par centaines réparties dans toutes les régions du Tchad.

Le seul hôpital Mère et enfant de N’Djaména enregistre en moyenne 10 cas de viols chaque mois soit une centaine de viols par an…

  • Le 06 juillet 2020, on apprenait avec effroi q’un homme de 65 aurait violé une fille de 07 ans ;
  • Fanné 16 ans, victime de viol dans la ville de Mongo ;
  • En mars 2016, une fille de seize ans Zouhoura est victime d’un viol collectif à N’Djamena ;
  • Un boutiquier viole une fillette de quatre ans…
Crédit Photo : Freepik

Le silence des victimes

Aujourd’hui quelques langues se délient avec beaucoup de timidité sur des vieilles histoires de viols, mais toujours avec la peur au ventre car même si le corps semble bien se porter dans la plupart des cas, la tête n’oublie jamais rien.

Une question revient souvent lorsqu’on parle de viol : pourquoi les violeurs ne sont pas traînés devant les instances judiciaires ? Dans un pays comme le mien, plusieurs raisons sont à prendre en compte.

La tradition

Ici, le poids de la tradition a fait en sorte que les victimes vivent sous la loi de l’omerta et souvent les affaires ‘’s’arrangent’’ en famille, par des dédommagements car les porter en public reviendrait à jeter la honte sur elle… entre temps, les victimes sont laissées à leur sort, sans accompagnement d’aucune sorte.

La pauvreté

Classé parmi les pays les plus pauvre du monde, cette situation affecte directement des centaines de milliers de familles tchadiennes qui ont du mal à subsister à leur besoins les plus élémentaires. Ainsi, les filles constituent un fond de commerce assez important et les parents (masculins) disposent d’elles pour leurs mariages afin de se faire de l’argent avec la dot. En cas de viol, le processus s’en trouve facilité.

L’ignorance

Le poids de la coutume aidant, la fille au Tchad n’a pas accès à l’éducation au même titre que le garçon. Sa réussite dans la société (qui est normalement l’affaire des  »hommes ») importe très peu et en cas de viol, elle est dans la plupart des cas considérée comme coupable aussi. Le fait qu’elle ne sache pas qu’elle pourrait saisir les autorités compétentes afin d’obtenir réparation la consolide dans sa position de  »chose ».

Ce que dit la loi

Le Tchad souffre d’un dualisme juridique qui n’arrange pas toujours la gente féminine.

Le code pénal tchadien bien que condamnant le viol, ne donne pas de définition précise de ce mot. Toutefois, toute personne reconnue coupable du viol d’une fillette de moins de 13 ans est passible de la réclusion à perpétuité assorti de travaux forcés. Cette disposition protège une autre selon laquelle le mariage des mineurs n’est puni que lorsqu’il est consommé avant l’âge de 13 ans. Et la cerise sur le gâteau, le plus souvent le mariage est arrangé entre les parents des futurs époux à partir de l’âge de neuf ans (pour la fille) sans même leur consentement pourtant une condition primordiale pour la validité d’un mariage.

Une avancée théorique notable est faite en terme de mariage des enfants. C’est la reforme du Code Pénal suite à son adoption par l’Assemblée Nationale, le 12 décembre 2016. L’âge légal du mariage au Tchad a été relevé de 16 à 18 ans. Depuis, l’on attend que ceci soit véritablement appliqué sur le terrain.

Crédit Photo : Issa

Ce pays est comme tout, rongé jusqu’à la moelle par la corruption. Corruption qui touche l’appareil judiciaire qui a bien des égards a été injuste envers les victimes et leurs familles.

Ainsi, lorsque qu’en 2016, le Tchad apprend avec effroi le viol collectif de Zouhoura par les enfants des hauts dignitaires de ce pays, il n’a pas fallu longtemps pour apprendre la lamentable mise en scène de l’évasion des tortionnaires


Quand N’Djamena se fout du sens de l’orientation

Un jour, un ancien camarade de la fac qui ne connaissait pas bien mon quartier devrait me rendre visite alors je lui ai fait le plan de la maison par rapport à un rond-point qui se trouvait à près de deux kilomètres de chez moi. A la fin de sa visite j’ai refait le même parcours en sens inverse pour le raccompagner. Pendant que j’y pense, ce temps aurait pu me permettre d’introduire un billet… Enfin bref.

Il n’y a rien de plus agaçant que de se retrouver dans une ville où seules les personnes qui y ont vécu pendant au moins une décennie peuvent circuler avec aisance ! Et en toute honnêteté, il n’y a que dans les films qu’on peut voir quelqu’un débarquer pour la première fois dans une cité avec une adresse notée sur un bout de papier et s’y retrouver sans tracasseries.

Aujourd’hui, nos agglomérations ressemblent de plus en plus à des puzzles géants avec des pièces manquantes ou voire débordantes. A N’Djamena, on dirait que tout a été taillé sur mesure pour nous compliquer la vie et il est difficile de trouver le nœud du problème. Toutefois, on se demande s’il s’agit d’un problème lié à la cartographie de la ville ou alors à un usage collectif de la population devenu une norme.

Le mélimélo des quartiers de N’Djaména

N’Djamena a plusieurs dizaines de quartiers subdivisés en plusieurs carrés (pâtés de maisons). Sauf que chacun dans sa tête est dans le quartier qu’il préfère. Je m’explique : par exemple, j’habite le quartier Atrone. Une plaque sur le mur du chef de carré le prouve sauf que certains de mes voisins prétendent que nous habitons le quartier Habbena et le pire c’est que les agents de la Société Nationale d’Electricité affirment avec conviction que nous sommes dans le quartier Ambatta. Finalement qui dois-je croire ? Je suis dans un quartier dont je ne connais probablement pas le nom.

Les rues

Selon que vous êtes dans un quartier différent, la structuration des rues diffère.

Dans les quartiers huppés, les rues sont bien numérotées avec des petites plaques de couleur bleue fixées contre le mur. Généralement sont renseignées sur ces plaques les informations suivantes : le nom de la rue (s’il y en a un), le numéro du carré et le numéro de la rue.

Les autres quartiers par contre ressemblent à un no man’s land cartographique avec des improbables loungous (ruelles très étroites) !

Une rue de N’Djamena
Crédit Photo Say Baa

Les avenues

Je suis un natif de N’Djamena et à l’heure où j’écris ce billet,  c’est à peine si je connais dix noms des avenues de la ville. Et je suis très loin d’être le seul dans ce cas-là. Pour cause nos avenues ont vraiment pris de la poussière dans le sens propre et figuré du terme ! Je ne me souviens plus de la dernière fois où quelqu’un m’a fait un plan en rapport avec une avenue.

D’un autre côté il y a une profusion de noms d’avenues chaque année pour rendre hommage à un tel général décédé il y a mille ans ou un haut cadre dont le système se souvient de ses beaux et loyaux services après sa misérable mort.

Et il n’y a pas pire comme situation que de vivre en direct le changement de nom d’une avenue. Par exemple : l’avenue Maldoum Bada qui devient l’avenue El Niméri. Mais pourquoi nous compliquer autant la vie ? C’est à croire que les autorités ont eu un éveil de conscience comme quoi Maldoum Bada n’était plus digne de cette rue !

Cette inconstance et cette négligence dans la gestion cartographique de la ville ont dans certaines situations des conséquences souvent irréversibles. Il en est le cas lors de grands incendies, des urgences sanitaires, des interventions policières… Car comment réussi-t-on à faire un plan alors qu’on est dans un quartier qui est confondu avec deux autres, dans un carré qui est sans nom et sans numéro de référence ?

Les astuces pour s’orienter à la tchadienne

Je n’ai aucunement l’intention de vous faire flipper longtemps alors, pour vous orienter comme un vrai Djiddo (un enfant de la ville) dans la ville de N’Djamena voici quelques astuces :

  • Ne perdez pas du temps à retenir les noms des avenues (ça ne sert pas à grand-chose) ;
  • Retenez les noms des quartiers (commencez par les plus populaires) ;
  • Conservez bien en tête les noms des ronds-points (c’est vital !) ;
  • Souvenez-vous des noms des grands bars et boites de nuits (c’est primordial) ;
  • Rappelez-vous les noms des monuments et des grands bâtiments ;
  • Remémorez-vous chaque marché (c’est fondamental) ;
  • Maîtrisez les positions des viaducs qu’il y a à N’Djamena…

En attendant un prochain billet sur la Fenêtre étoilée, j’ai bien envie de me rendre à Walia ! Vous savez, ce quartier qui se trouve de l’autre côté du fleuve en passant par le pont à double voies…


Kouran jabo : un peu de lumière dans nos nuits ténébreuses !

Un jour peut-être, je consacrerai un temps pour parler de la situation de l’électricité au Tchad… Mais pour vous la faire courte, la malédiction remonte à soixante ans, lorsqu’en plein discours faisant du Tchad un pays indépendant, il y a eu soudain un gros délestage obligeant le Président d’alors François Tombalbaye à finir son discours avec l’éclairage d’une lampe torche.

Depuis, l’histoire, tel un mythe se raconte tard dans la nuit loin des oreilles innocentes des enfants. Et on a comme l’impression que le Tchad continue d’utiliser ce même vieux groupe qui a tourné en ridicule le tout premier président tchadien face à ses notables invités venus célébrer ce moment historique.

Aujourd’hui, en soixante ans d’indépendance du Tchad, la société en charge de l’électricité SNE est INCAPABLE de couvrir les besoins énergétiques de la seule ville de N’Djamena pendant ne serait-ce que vingt-quatre heures… Mais je ne commettrai pas la bêtise de mettre tous les n’djaménois dans le même panier ! Il y a moi qui me plains chaque jour des délestages et tous les autres hommes puissants, nos milliers de généraux, les ministres et surtout ‘’les enfants de’’ chez qui ce vocable n’existe même pas.

Ne me demandez surtout pas pourquoi en soixante ans, la seule capitale tchadienne n’est pas électrifiée car en ce moment même, mon ordinateur est entrain de s’éteindre faute d’électricité.

PS : nous avons passé ces soixante dernières années à faire la guerre ! Ah, comme c’était distrayant !

Heureusement, dans ce pays, il existe des rebelles qui se sont érigés contre le sous-développement dans de multiples domaines entrepreneurials rependant ainsi un peu d’espoir sur nos rêves miséreux.

Dans le secteur de l’électricité, notre star se nomme Youssouf Ali Mbodou qui via son entreprise Kouran jabo a décidé d’améliorer la condition de vie des personnes à modestes revenus qui n’ont pas accès à l’électricité en Afrique centrale.

Une installation de Kouran jabo dans une tente

En moins de cinq ans d’existence, Kouran jabo a fait des merveilles au Tchad en électrifiant plusieurs centaines de ménages dans une dizaine de villes tchadiennes avec des kits solaires autonomes capables de produire de l’électricité à la demande, le tout avec un système de paiement échelonné « Pay As You Go ».

‘’Keep the world bright and green’’ Gardons le monde clair et vert est une devise qui revient très souvent chez Kouran jabo, comme pour rappeler les désastreuses conséquences du changement climatique sur la planète bleue si l’on continue de carburer aux produits polluants.

En collaboration avec d’autres partenaires tout aussi engagés les uns que les autres dans cette noble cause, électrifier les ménages les plus modestes se démocratise peu à peu par le fascinant travail qu’abat l’équipe de la jeune startup. L’objectif sur le long terme serait d’électrifier l’ensemble de la bande sahélienne qui est à ce jour, l’une des zones au monde où on enregistre les plus grosses températures.

Grâce aux kits de Kouran jabo mis sur le marché, des enfants tchadiens issus de familles modestes peuvent désormais réviser la nuit tombée, la grand-mère que le système a oublié peut aisément éclairer sa paillotte, des familles entières peuvent apprécier leurs maisons éclairées par autre chose que la lune.

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Les magiciens du ciseau au Tchad

Je me souviens de l’époque où j’avais quatorze ans. J’avais droit à de nouveaux pantalons tous les trois mois… Vous-vous dites sûrement : quel chanceux ! Mais vous ignorez que j’avais des pantalons que je voulais garder toute ma vie ! Et c’est à peine si j’exagère ! Enfin, bref.

Pendant les vacances scolaires cette année-là, j’avais grandi d’au moins dix centimètres ! Je vous laisse imaginer les dégâts dans ma garde-robe. Mes chaussures et mes habits étaient devenus plus petits, alors, maman me faisait porter des habits d’adultes sur mon corps de grand enfant en me disant d’un air moqueur, ‘’tu vas y grandir’’. Qu’est-ce qu’ils étaient vilains ces habits d’adultes ! Comme j’ai pu les détester.

Un jour, nous avons décidés de quitter les boutiques de prêt à porter, pour des couturiers qui me prenaient pour une bête de cirque au moment de prendre mes mesures. Résultats : j’avais des pantalons de quinze centimètres plus long, et des chemises qui ressemblaient aux ‘’Kaba’’ ! Je ne vous permets surtout pas d’imaginer le rendu sur ma fine silhouette et ma taille de girafe. Ah, comme j’ai pu les détester ces couturiers !

En grandissant, j’ai appris à mieux cibler les boutiques jusqu’à ce que je renoue avec les ateliers de coutures avec deux formidables stylistes camerounais : Mougnal’s Création et Afro Karism. De ce contact s’en suivront d’autres à N’Djamena.

Aujourd’hui, il faut reconnaitre que :

L’univers tchadien de la haute couture peine à éclore. Toutefois, plusieurs stylistes se donnent les moyens de changer la donne avec des créations époustouflantes. Ces couturiers professionnels qui ont fait du tissu un véritable allié sont en phase de rivaliser avec leurs compères d’autres contrées.

La fenêtre étoilée vous fait plonger dans l’univers des créateurs tchadiens, au futur incontestablement prometteur !

Vous pouvez aussi lire : Où trouver des tissus made in Chad à N’Djaména.

PS : Cette liste n’est pas exhaustive.

Camara Création

Situé en plein cœur de N’Djamena sur l’avenue Zezerty, le QG de Camera Création ne tarit point d’imagination pour toujours plus de nouveautés.

Le maître des lieux, Hissein Adamou Camara est sans conteste l’un des plus grands stylistes tchadiens. Avec une quinzaine d’années d’expérience et d’histoire d’amour avec le ciseau, ce jeune homme de la trentaine, prix du mérite du stylisme africain en 2017, et promoteur du FESMOTT (Festival de Mode et Traditions Tchadiennes) n’a point cessé de nous surprendre.

Véritable globe-trotter, il a semé les graines de la mode dans ses nuances les plus sahéliennes un peu partout dans les pays africains et européen.

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Dewoleu Design

A l’origine de la marque Dewoleu Design, il y a Madji Dewoleu Christiana Mireille. Passionnée de mode, elle se découvre il y a quelques années un penchant pour le design et le ciseau, malgré ses études à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) de Niamey au Niger. Ses créations sont d’incontestables chefs-d’œuvre. La dextérité avec laquelle elle confectionne ses tenues est prodigieuse. Soucieuse des finitions, ses tenues taillées sur mesures sont en lice pour conquérir le monde.

Feelinger Design

Révélé au public tchadien en 2015, Feelinger Design s’est imposé avec style sur les podiums de grands défilés Made In Chad. Débordant de créativité dans son atelier situé au quartier Habbena, Gérard Douala Nodjiasra, celui qu’on appelle le Feelinger, n’a cessé de nous surprendre avec ses créations mixtes. Autant dire qu’il a la couture dans le sang tant il allie savoir-faire et originalité pour faire de toute personne qui porte son œuvre une personne unique.

Sa page Facebook

Tchadiens en pagne

Dirigé par les sœurs jumelles Sabine et Carine Tchadiens en pagne est un concept pour valoriser les tissus aux motifs africains. Spécialisée dans la couture du pagne, l’agence produit également différents accessoires de mode tel les boucles d’oreilles, les bonnets, les bandeaux, les écharpes… le tout avec des tissus aux motifs sublimes.

Très actif sur le réseau bleu, l’on comprend tout de suite que Tchadiens en pagne a pour objectif de démocratiser la haute couture.

Les trouver sur Facebook.

Mito Marka

Mito Marka, c’est un savoir-faire sans pareille qui déteint sur chacune de ses créations. Chaque tenue est élégamment taillée pour offrir à son porteur une expérience unique. Plusieurs personnalités et artistes dont le célèbre chanteur Dadju ont arborés du Mito Marka avec élégance.

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Salar couture

Salar Couture est incontestablement, un titan dans l’univers de la mode tchadienne. Il suffit d’assister à ses défilés hauts en couleurs pour se rendre compte de la virtuosité qui se dégage de ses magnifiques tenues.

Zenab Création

On ne peut pas parler de créateurs tchadiens sans parler de Zenab Création. Dirigé par Zenab Outman, la marque bénéficie de plusieurs années d’expérience et de la reconnaissance de la part de ses confrères africains.

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Syelegance Fashion

La marque qui propose à sa clientèle de voyager à travers ses tenues occupe aujourd’hui une place de choix dans le monde de la haute couture. Des tenues aux designs uniques pour magnifier chaque silhouette.

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Mercy Design

En plus d’être une marque de vêtements, Marcy Design est également une agence événementielle. Au cœur de ses créations, des habits féminins, des accessoires de mode, des robes de mariées mais aussi, des habits pour enfants tous aussi raffinés les uns que les autres.

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M-Taph Design

Présent sur tous les grands événements de mode du pays des Sao, M-Taph Design dont le slogan est ‘’la classe tchadienne’’, offre un excellent assortiment de tissus et de couleurs aux vêtements qui sortent de son atelier.

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Golbé Design

Plus orienté vers la haute couture masculine, Golbé Design, c’est l’expérience mêlée à un savoir-faire comme on en trouve rarement, pour un assortiment de vêtements savamment élégants.

Leur page Facebook.

C’est également ici le lieu pour La fenêtre étoilée de rendre un hommage mérité à un mastodonte de la haute couture en la personne de Ngarbey Mianrabel Jérémie alias J-Rabel, ambassadeur incontesté de la mode tchadienne décédé le 20 novembre 2019 des suites d’un accident de la circulation.

Un des fondateurs de l’évènement Miss Tchad en 2007, J-Rabel fut l’un des couturiers les plus prolifiques du Tchad. Formé par le célèbre styliste nigérien Alphadi, il consacra sa vie à la mode habillant ainsi le président de la république et son épouse.

A lui revient la paternité de la Butuku Fashion et Kelou fashion.

En attendant de nous retrouver la semaine prochaine pour un autre billet sur la Fenêtre étoilée, racontez-nous dans le commentaire vos expériences avec les couturiers!