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La grosse arnaque du 8 mars est-elle enfin terminée ?

Un mois prend fin aujourd’hui… Comme vous le savez, c’est un mois dit de « défense des droits des femmes ». Et en tant que tel, de grands enjeux socio-politiques sont sensés s’y dérouler. Mais depuis que j’ai conscience de la fameuse journée du 8 mars, la plupart des choses qui s’y déroulent ne m’enchantent guère.

Aujourd’hui, je vous livre à ce propos, mes incompréhensions, mes craintes et mes peurs… N’en déplaisent aux « féministes » de façade et leur chorale « matuviste » (m’as-tu vu).

Crédit Photo : Amisom/Iwaria

Le 8 mars et le « féminisme » chez-moi

Parlant du féminisme, on est vraiment loin de cette doctrine qui favorise l’égalité des droits entre les femmes et les hommes, si c’est pour qu’en une journée, certaines femmes se lèvent dans une sorte de « prise de conscience » collective pour exiger des hommes une étoffe de tissu, demander l’autorisation de rentrer à la maison à 9 heure du soir, la permission de ne pas faire la cuisine, la latitude de sortir faire la fête… A voir ces habitudes, on peut conclure qu’on n’est vraiment pas sortie de l’auberge car la plupart des femmes n’ont toujours pas compris qu’elles ont des droits et qu’elles doivent en jouir toujours.

L’idée du féminisme fait souvent tâche dans le décor face aux poids pesants des us, coutumes et contraintes religieuses. Très souvent, face à Dieu, l’homme et la société, le cœur des femmes balance et rebalance dans une tachycardie infernale, infinie…

Crédit Photo : AMISOM/Iwaria

Le 8 mars chez moi et en Afrique…

Chaque année, les mêmes choses (ou presque) sur la toile africaine. Des pagnes hyper colorés, portés sous toutes les coutures, quelques femmes en délire pendant une journée entière, des défilés pour des manifestations politiques, quelques réflexions sur les réseaux sociaux… Et ç’en est tout !

Mon séjour de quelques années au Cameroun m’a fait découvrir une sorte de célébration du 8 mars complément déchantée. Certaines femmes, pendant des jubilations « soulèvent leurs kabas » (robes) pour laisser entrevoir leurs sous-vêtements ou encore leur intimité. Et pendant longtemps j’ai cherché à comprendre le lien avec le fait de défendre ou de revendiquer un droit.

Pour se laisser aller à ces réjouissances, on croirait presqu’il n’y a plus de lutte, que les femmes sont autonomes et vraiment libres.

Crédit Photo : Denis Carrascosa / Iwaria

Cette année comme les autres

Quand nous prenons le contexte de ce pays, les défenseures des droits des femmes, celles qui élèvent la voix pour dénoncer les injustices, les inégalités, les violations des droits se font harceler au quotidien et sont stigmatisées pour avoir osé dénoncer les iniquités.

Or, loin de l’idée d’une grande rencontre entre femmes pour constater ensemble le chemin parcouru ainsi que les avancées réelles en termes d’égalités de droits entre femmes et hommes et de justice, le 8 mars est devenu une journée grandement dédiée au folklore.

Depuis 1977, qui aurait pu croire qu’il y auraient des femmes qui jubileraient en se pavanant dans de belles robes aux couleurs du 8 mars, celles qui se noieraient dans des bouteilles jusqu’à pas d’heure au nom de je ne sais quoi, celles qui se laisseraient aller aux incivilités les plus ahurissantes ? Mais face à ces dames-là, heureusement, il y a l’histoire, une figure, Clara Zetkin. Il y a également les réminiscences avenantes de la lutte de Rosa Parks, mère du mouvement des droits civiques, Wangari Maathai qui continue de façonner des légendes, Simone de Beauvoir qui aura compris qu’on ne naît pas femme mais qu’on le devient…

Et si on revenait à la source ?

Une femme ne se célèbre pas en un jour (8) moins encore en un mois (mars) ! Chaque jour que Dieu fait, est un jour pour célébrer l’humanité, la femme ! Les jours nouveaux sont là pour défendre ses droits, s’affirmer, vivre pleinement car entre nous, l’empreinte du monde est féminine !

Honnêtement, je ne voudrais donner de leçon à personne sur sa façon de vivre sa vie. Mais les discours maladroitement ficelés derrière un écran pour dire : « je condamne… », « Nous condamnons… », restent assez léger face aux luttent qui devraient être menées chaque jour avec fougue et détermination au profit de ces enfants, de ces femmes par milliers maltraitées dans le monde.

Bon courage à toutes ces femmes qui mènent de vraies luttes, de luttes humaines chaque jour pour un monde meilleur…

Crédit Photo : Achraf / Iwaria
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Auteur·e

lafenetreetoilee

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